Témoignage
Benjamin Monthélie, jeune viticulteur: « Je suis heureux de faire le métier de viticulteur »
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Benjamin Monthélie est jeune viticulteur en cours d’installation. A 29 ans, il a décidé l’an dernier de quitter son métier d’électricien, qu’il exerçait depuis 10 ans, pour les vignes de Pommard. « Mon travail me plaisait, mais j’ai toujours su que je retournerai sur l’exploitation familiale, témoigne Benjamin. Je préfère largement ce métier, être dehors, dans les vignes, au calme et ne plus avoir à travailler en ville ». Le déclencheur de l'installation a été le départ à la retraite de son père au mois de novembre dernier, à l’âge de 70 ans ! « Mais il n’a pas envie d’arrêter, poursuit celui-ci. Il va continuer quand même ! Aller aux vignes, c’est ce qui le maintient en forme, c’est toute sa vie ».
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Fiche exploitation
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Le jeune viticulteur s'installe aussi bien-sûr avec des projets plein la tête: relancer la bouteille au dépend du vrac. « Parvenir à commercialiser 5.000 bouteilles, ce sera déjà bien pour commencer », admet-il. Celui-ci démarre de zéro en terme de fond de roulement et devra stocker pendant une durée d'un an et demi de vin en fût, avant de pouvoir commercialiser ses premières bouteilles, qui ne sortiront donc pas avant 2013. Benjamin a d’ailleurs dû emprunter pour financer ce fond de roulement. Il a également l’intention de revoir l’état sanitaire de la cuverie et de renouveler le palissage - piquets et fils - de ses vignes. « Je m’investirai à l’extérieur, pour la commune, l’Odg, mais pas pour le moment, indique Benjamin. Il y a beaucoup de travail à effectuer après mon père sur l'exploitation ». Un autre projet qui le tient à cœur, d’ordre cette fois plus collectif est de «s’investir pour la défense et la promotion de l’appellation et le village de Monthélie, qui n’a actuellement pas la place qu’elle devrait occuper, alors que les vins produits sont identiques à ceux de Pommard ou Volnay ».
Ses peurs? Il n’en a pas : « Le banquier était étonné que je n’aie aucune crainte, se souvient-il. Beaucoup de personnes dans ma famille sont vignerons. Je suis content de faire le même métier que mon grand-père. J’ai aussi la chance d’être dans des appellations qui se vendent bien, c’est donc plus facile ». Et même l’éventuelle disparition des droits de plantation viticoles ne l’inquiète pas outre mesure : « Leur suppression ne changera pas grand-chose, explique celui-ci. Sur des communes comme Pommard, tout est déjà planté, il n’y a plus un terrain de libre. Ceux qui planteront dans les plaines, seront en dehors de l’appellation ; ce n’est donc pas trop un problème dans l’appellation ».
